OM-Toulouse (2-2) : Les trois joueurs dans le viseur après le nul frustrant

l1-20250730214858-6056 OM-Toulouse (2-2) : Les trois joueurs dans le viseur après le nul frustrant

Le match nul concédé par l’Olympique de Marseille face à Toulouse samedi soir (2-2) au Vélodrome laisse un goût amer dans la bouche des supporters et observateurs marseillais. Alors que l’OM avait l’opportunité de prendre la tête de la Ligue 1 après la défaite du PSG à Monaco, les hommes de Roberto De Zerbi ont une nouvelle fois laissé filer deux points en fin de match. Sur les plateaux de La Chaîne L’Équipe et dans les médias spécialisés, trois joueurs marseillais ont particulièrement été pointés du doigt pour leurs prestations décevantes lors de cette rencontre cruciale.

Thank you for reading this post, don't forget to subscribe!

Kondogbia : une entrée catastrophique

Geoffrey Kondogbia incarne parfaitement la frustration marseillaise de cette soirée. Entré en jeu à la 77ème minute pour apporter son expérience et aider l’OM à préserver son avantage, le milieu de terrain centrafricain a au contraire été totalement passif sur le but égalisateur toulousain dans les arrêts de jeu.

Sur la longue touche de McKenzie à la 90+2, le joueur de 31 ans, qui mesure 1,88 mètre, s’est fait complètement dominer dans les airs par le jeune Santiago Hidalgo, 20 ans et 1,74 mètre. Une domination incompréhensible qui a permis à l’Argentin d’inscrire son premier but en Ligue 1 et de priver l’OM de la première place du championnat.

Les médias ont été unanimes dans leurs critiques. Footmercato lui a attribué une note catastrophique, soulignant sa « passivité totale sur la longue touche aboutissant à l’égalisation toulousaine ». Le site FootMarseillais a été encore plus dur, le désignant comme « le premier des trois accusés de cette égalisation qui coûte les trois points à l’OM » et qualifiant son comportement d' »inacceptable à ce niveau comme à ce moment du match ».

La presse sportive a souligné que Kondogbia « se fait manger par un jeune joueur affamé » et que ce type d’erreur est « trop récurrent » chez le Centrafricain. Une entrée en jeu à l’envers qui rappelle les critiques déjà formulées en septembre dernier par le journaliste Karim Bennani, qui pointait du doigt son manque de prise de risque et son apport offensif inexistant.

Balerdi : l’absence qui interroge

Leonardo Balerdi n’était pas titulaire samedi soir, un choix surprenant de Roberto De Zerbi qui a préféré aligner Nayef Aguerd en défense centrale. Pourtant, le capitaine argentin n’échappe pas aux critiques pour son entrée en jeu à la 76ème minute en remplacement d’Aguerd.

Les observateurs ont noté que Balerdi n’a « pas été rassurant à son entrée, que ce soit dans ses relances ou ses interventions » selon Footmercato. Son impact sur le match a été jugé insuffisant au moment où l’OM avait besoin de solidité pour tenir son avantage.

Cette mise sur le banc fait suite à plusieurs semaines difficiles pour le défenseur qui traverse probablement la période la plus compliquée de son aventure marseillaise. Ses récentes erreurs face à Lyon et au PSG ont marqué les esprits, et Roberto De Zerbi semble lui aussi avoir des doutes sur sa capacité à assumer pleinement son rôle de capitaine dans les moments cruciaux.

Le fait que l’entraîneur italien ait choisi de le laisser sur le banc pour ce match capital en dit long sur la confiance accordée actuellement au défenseur argentin. Et lorsqu’il est entré en jeu, il n’a pas réussi à rassurer son entraîneur ni le public du Vélodrome.

Egan-Riley : le remplaçant au mauvais moment

CJ Egan-Riley est entré dans ce match de la pire des façons. Remplaçant Emerson Palmieri à la 90ème minute, le jeune défenseur anglais n’a joué que quelques secondes avant de commettre une erreur lourde de conséquences.

C’est lui qui a accordé la touche longue fatale à Toulouse en dégageant le ballon en touche dans les dernières secondes du match. Cette touche a directement mené au but égalisateur d’Hidalgo. Roberto De Zerbi lui-même a exprimé son incompréhension sur cette action en conférence de presse, regrettant le manque d’attention et de communication de son équipe.

Les médias ont pointé du doigt cette décision catastrophique. Le journal Orange Sports a qualifié cette touche de « lourde de conséquence », tandis que Le Phocéen a noté qu’il s’agissait d’un « dégagement en touche lourd de conséquence avant le but toulousain ».

Cette erreur vient s’ajouter aux difficultés du jeune joueur de 22 ans depuis son arrivée à Marseille. Relégué sur le banc par l’arrivée massive de défenseurs lors du mercato, Egan-Riley peine à convaincre De Zerbi de lui accorder sa confiance. Et lorsqu’il entre en jeu, même pour quelques secondes, il commet des erreurs qui peuvent coûter cher à son équipe.

Les erreurs collatérales

Si ces trois joueurs ont été particulièrement ciblés, ils ne sont pas les seuls fautifs sur ce match nul frustrant. Nayef Aguerd a été sévèrement critiqué pour sa prestation d’ensemble, notamment sur l’ouverture du score où il s’est fait « manger » par Emersonn. Le défenseur marocain, de retour de blessure, n’était visiblement pas à 100% et cela s’est vu tout au long de la rencontre.

Geronimo Rulli n’a pas non plus été épargné par les critiques. Sur le but égalisateur, son positionnement a été jugé « incompréhensible » par plusieurs observateurs. Le gardien argentin a hésité entre sortir et rester sur sa ligne, créant le doute chez ses défenseurs et facilitant la tâche d’Hidalgo. Cette « erreur de jugement et d’appréciation » a contribué à l’égalisation toulousaine.

Un schéma qui se répète

Au-delà des performances individuelles, c’est un schéma inquiétant qui se dessine pour l’OM. Comme contre Angers quelques semaines plus tôt, les Marseillais ont concédé un but évitable en fin de match et laissé filer deux points précieux dans la course au titre.

Roberto De Zerbi a reconnu en conférence de presse que son équipe manquait de « maturité » et d’attention aux détails dans les moments cruciaux. L’entraîneur italien a même admis la pertinence de la remarque selon laquelle l’OM rate systématiquement l’occasion de profiter des contre-performances du PSG.

Benjamin Pavard, interrogé au micro de Ligue 1+, a résumé la frustration générale : « Déçu, très déçu, encaisser un but sur une touche ce n’est pas normal. Il ne faut pas prendre de buts bêtes comme ça, ça fait chier. »

Cette nouvelle désillusion laisse l’OM à un point du PSG avant un déplacement périlleux à Lille. Les trois joueurs incriminés devront montrer un tout autre visage s’ils veulent regagner la confiance de leur entraîneur, de leurs supporters et conserver leurs chances dans la course au titre.

Pour Roberto De Zerbi, le défi est double : corriger ces erreurs individuelles tout en insufflant à son équipe la maturité nécessaire pour gérer les fins de match et transformer la domination en victoires. Car en Ligue 1, les occasions de prendre la tête ne se présentent pas tous les week-ends.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *